Dangers du
spiritisme
L'étude du monde invisible
exige beaucoup de sagesse et de persévérance.
Il en résulte que, dans la
foule des esprits, les caractères sérieux et réfléchis sont, comme sur
la terre, en minorité ; les esprits légers, pris de choses puériles
et vaines, forment de nombreuses légions. Le monde invisible est donc,
sur une plus vaste échelle, la reproduction, la doublure du monde terrestre.
Là, comme ici, la vérité et la science ne sont pas le partage de tous.
Les esprits supérieurs ne se
manifestent que dans les cas où leur présence peut être utile et faciliter
notre amélioration.
Dès qu'ils le peuvent, ils
retournent vers des milieux moins chargés de fluides grossiers, mais
ne cessent, malgré la distance, de veiller sur leurs protégés.
Les esprits inférieurs, incapables
d'aspirations élevées, se complaisent dans notre atmosphère. Ils se
mêlent à notre vie et, uniquement préoccupés de ce qui captivait leur
pensée durant l'existence corporelle, ils participent aux plaisirs ou
aux travaux des hommes auxquels ils se sentent unis par des analogies
de caractère ou d'habitudes. Parfois même, ils dominent et subjuguent
les personnes faibles qui ne savent pas résister à leur influence.
Une grande prudence est donc
nécessaire pour entrer en communication avec le monde invisible. Le
bien et le mal, la vérité et l'erreur s'y mêlent, et, pour distinguer
l'un de l'autre, il faut en passer toutes les révélations, tous les
enseignements, au crible d'un jugement sévère. On ne doit s'aventurer
sur ce terrain que pas à pas. Pour chasser les mauvaises influences,
pour éloigner la horde des esprits légers ou malfaisants, il suffit
de rester maître de soi, de ne jamais abdiquer le droit de contrôle
et d'examen, de chercher par-dessus tout les moyens de se perfectionner
dans la connaissance des lois supérieures et dans la pratique des vertus.
Celui dont la vie est droite, et qui recherche la vérité avec un cour
sincère, n'a aucun danger à redouter.