
Le crépuscule
des dieux et la naissance des Fées
"L'Edda",
recueil de mythologies nordiques compilées par le poète
islandais Snorri Sturluson, rédigé entre 1220 et 1230,
narre comment les Ases - les dieux - maîtres de la forteresse
d'Asgard firent le monde en sacrifiant et dépeçant Ymir,
le vieux géant du givre né des gouttes provenant de la
rencontre du feu et de la glace et nourri par les quatre fleuves de
lait coulant des pis de la vache Audhumla. Odin et ses frères
firent du corps d'Ymir le globe terrestre, de son sang la mer et les
lacs, de sa chair la terre ferme, de ses os les montagnes, de ses dents
les pierres et les roches, de sa chevelure et de sa barbe les forêts,
de son crâne la voûte céleste et de son cerveau les
nuages.Mais à
la surface du corps en décomposition du géant abattu des
vers se mirent à grouiller. Des vers nés de la substance
du géant du givre, qui reflétèrent un instant l'image
des Ases sur eux penchés. Ces vers, à jamais marqués
par cette empreinte divine, se transformèrent en divinités
secondaires et minuscules, vivant dans les éléments de
la nature, que les Scandinaves appelèrent le Peuple des Huldre,
et qui plus tard prirent le nom de fées, elfes, nains et autres
membres du petit peuple. Certains plongèrent dans les profondeurs
ténébreuses du monde, se transformant en elfes noirs et
en démons, tandis que d'autres, attirés par la lumière,
évoluaient au grand jour sous la forme de fées, elfes
clairs et sylphes.
© - Roland Fuentealba
Le calendrier
magique
1er
mai : Beltaine
Le mois de mai est le mois des fées par excellence. Le 1er mai,
notamment, correspond à la fête celtique de Beltaine, marquant
à la fin de la "saison sombre" et inaugurant le début
de la "saison claire". Placée sous l'égide de
Belen, le Soleil, Beltaine est une fête joyeuse et enjouée,
marquée par les arbres de mai, la magie amoureuse et les rituels
de fécondité. C'est l'époque où les fées,
sortant enfin de leur long sommeil hivernal, apparaissent
au grand jour pour repeindre les fleurs de couleurs vives et
raviver leurs parfums. C'est aussi le temps où les bonnes dames
changent de logis et déménagent d'une colline à
l'autre.
24 juin : la Saint-Jean
La fête de la Saint-Jean, le 24 juin, et la nuit qui la précède,
la plus courte et la plus chaude de l'année, constitue également
une excellente date pour partir à la rencontre des fées,
qui prennent souvent l'apparence d'accortes jouvencelles sautant allègrement
au-dessus des bûchers allumés un peu partout. Placée
sous les auspices de la magie et des sortilèges, cette fête
donne lieu à bien des enchantements. Ainsi, à minuit précis,
l'eau des fontaines se transforme en vin et les pierres en pains. Les
magiciennes et les sorcières s'en vont cueillir l'herbe de la
Saint-Jean, qui a le pouvoir de conjurer les sorts et de guérir
les points de côté, avant de se baigner nues dans la rosée
matinale, afin de garder une peau fraîche et un teint éclatant.
1er novembre : Samhain
et Halloween
Le 1er novembre marque chez les Celtes le début de la saison
sombre et la fête de Samhain, le dieu de la Mort. La veille,
nuit d'Halloween, les défunts et les esprits noirs sortent
des cimetières pour se mêler aux humains. Si Beltaine
est l'époque privilégiée pour observer les jolies
fées des fleurs, Halloween est davantage marquée par
la présence des mauvaises fées, sorcières, chasses
fantastiques, hordes et vassalerie des Unseelie ( des "maudits"
).
Cette sombre fête est en réalité
décomptée du calendrier humain ; la nuit d'Halloween
est "hors du temps", entièrement réglée
par les caprices du temps féerique. Aussi cette nuit terrifiante
peut-elle durer aussi bien quelques heures que quelques siècles,
et plus d'un mortel, victime des sortilèges d'Halloween, est
resté à jamais prisonnier d'Elfland sans espoir de retour.
Pour prévenir ce danger, il est conseillé d'allumer
de grands feux et d'organiser des banquets afin de se concilier les
esprits mauvais et de vaincre sa peur du noir et de la mort.
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Note de eslaria : on peut ainsi s'apercevoir que le monde
des élémentaux a des liens fondamentaux avec le notre.
En fait, le temps lui-même se met à notre service pour
nous faire rencontrer le petit peuple !
Encore faut-il gommer auparavant les faux-symboles venus remplacer
les significations d'antan. Halloween en est l'exemple le plus édifiant.
Né en Europe, passé en Amérique puis revenu en
France, voilà cette fête païenne transformée
en "fête de l'épouvante". -


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